Je veux un enfant

1. Combien de temps entre deux bébés?

otherPour des questions d’organisation ou affectives, certains parents désirent éviter un écart trop important entre deux enfants, tandis que d’autres préfèrent laisser passer quelques années. En dehors de ces considérations importantes, le côté médical intervient lui aussi pour déterminer l’intervalle idéal. Ni trop tôt ni trop tard, pour vivre une grossesse sereine et donner naissance à un bébé en pleine forme. C’est ce qui ressort des conclusions de récentes études sur le sujet. Explications.

Ne pas se précipiter

Des grossesses trop rapprochées semblent accroître le risque de prématurité, de petit poids de naissance et de retard de croissance. Lorsque l’intervalle entre deux grossesses est inférieur à six mois, le taux de prématurité atteindrait 40 % et passerait à 14 % entre six et douze mois. Ce phénomène s’expliquerait par le fait que les mamans n’auraient pas eu le temps suffisant pour reconstituer leurs réserves. Selon les chercheurs, le bon écart, pour ne pas faire grimper la prématurité, se situerait entre douze et dix-huit mois. D’autres études indiquent qu’un intervalle de vingt-sept à trente-deux mois entre l’accouchement et le début de la grossesse suivante permettrait de diminuer les risques d’hémorragie au troisième trimestre (placenta prævia et décollement prématuré du placenta), mais aussi d’infection utérine ou d’anémie chez la maman en comparaison avec un écart plus court.

Ni trop tarder non plus

Inversement, il ne faut pas trop attendre ! Au-delà de six ans, le risque de fausse couche et de décès à la naissance augmenterait. Les futures mamans seraient également plus à risques de complications comme la pré-éclampsie ou le diabète gestationnel. Ces problèmes proviendraient d’une perte de la protection acquise après l’accouchement précédent. Les femmes, enceintes après un intervalle prolongé, se retrouveraient alors avec les mêmes risques de complications que lors d’une première grossesse.

Le bon timing…

Ces données statistiques évoquent des chiffres très concrets qu’il faut bien sûr relativiser. En réalité, ce sont aux futurs parents de décider. La survenue d’une grossesse dépend ensuite de Dame nature ! L’organisme quant à lui est prêt à fonctionner rapidement : l’utérus retrouve sa taille en quelques semaines et chez les mamans qui n’allaitent pas et qui ne prennent aucune contraception, une ovulation peut survenir un mois après la naissance.

Au cas par cas

*Si vous n’avez pas retrouvé votre ligne, quelques mois peuvent être nécessaires pour démarrer une nouvelle grossesse sans faire pencher la balance dans le rouge dès le premier trimestre.

*Si vous avez accouché d’un gros bébé ou avez eu les forceps, il faudra attendre que vos muscles périnéaux, très sollicités, retrouvent leur tonicité, ou que vos petits soucis urinaires aient disparu.

*De même, une anémie, fréquente après un accouchement, peut persister plusieurs mois. Une grossesse qui survient trop tôt risque de vous fatiguer et d’avoir des répercussions sur la santé de votre bébé.

*Si vous avez accouché par césarienne, la cicatrice doit se consolider. Les médecins conseillent généralement d’attendre un an minimum avant de faire le petit frère ou la petite sœur.

*Également, si votre grossesse s’est compliquée de pré-éclampsie ou de diabète, il vaut mieux s’assurer que les bilans sanguins sont redevenus normaux. Rassurez-vous, généralement tout rentre dans l’ordre en une année.

*Enfin, si vous avez eu votre premier enfant tardivement (après 35 ans), impossible de faire abstraction de l’horloge biologique, alors ne traînez pas trop pour le second!

2. Envie d’un bébé : prenez des folates

otherAujourd’hui, lorsqu’une femme annonce à son médecin ou à son gynécologue son souhait d’être enceinte, une supplémentation en acide folique lui est très fréquemment prescrite. Le point sur cette vitamine dont le rôle est capital dans le développement du bébé à venir.

Qu’est-ce que les folates?

Folates, acide folique ou encore vitamine B9 sont autant de termes qui désignent la même chose : une vitamine. Elle tire son nom du latin « folium », qui signifie feuille, du fait de sa présence en grande quantité dans la plupart des légumes verts à feuilles. Si ses bienfaits au moment de la grossesse sont aujourd’hui établis, il semble qu’elle ait aussi des effets protecteurs contre la maladie d’Alzheimer, les maladies cardio-vasculaires et même certains cancers.

Quel est le rôle des folates pendant la grossesse?

otherLes folates jouent un rôle capital chez la femme enceinte durant le premier trimestre de la grossesse. Ils permettent en effet la construction harmonieuse du système nerveux du bébé et de son bon fonctionnement en agissant sur la fermeture du tube neural. L’anencéphalie et le spina bifida sont les deux principales malformations congénitales qui peuvent survenir si cette étape se passe mal. Une carence en acide folique peut aussi avoir d’autres conséquences, comme un risque de fausse couche ou d’anémie pour la maman et de prématurité ou de retard de croissance pour le bébé. Enfin, différentes études ont établi un lien entre une carence en folates et la détection d’anomalies cardiaques, de fentes labio-palatines ou encore de malformations de l’urètre.

Pourquoi commencer les folates avant la grossesse?

otherPrès de la moitié des femmes en âge d’avoir un bébé ne consomment pas assez de vitamine B9. Alors que le rôle des folates est essentiel durant le premier mois de la grossesse, de nombreuses femmes ne savent pas encore qu’elles sont enceintes à ce stade ; et ne débuter l’acide folique qu’une fois la grossesse confirmée est trop tardif pour avoir les effets attendus. C’est pourquoi celui-ci est en général prescrit deux mois avant une grossesse planifiée, c’est-à-dire avant l’arrêt du contraceptif, et au moins jusqu’à la fin du premier mois de grossesse. Toutes les grossesses n’étant pas planifiées, certains spécialistes conseillent à toutes les femmes en âge de procréer de surveiller leur consommation de folates.

Quelles femmes risquent le plus la carence?

otherCertaines femmes ont plus de risque de manquer de folates que d’autres. C’est avant tout le cas de celles pour qui une anomalie du tube neural (ATN) a déjà été diagnostiquée lors d’une précédente grossesse. Les femmes malnutries ou dont l’alimentation est déséquilibrée sont aussi concernées, ainsi que les femmes en surpoids ou encore celles qui prennent un traitement contre l’épilepsie ou le diabète. Ces dernières nécessitent une surveillance accrue et parfois une supplémentation plus forte en acide folique

Comment s’assurer un bon apport en folates?

otherC’est par l’alimentation que se fait l’essentiel de nos réserves en folates. Mais celle-ci ne suffit malheureusement pas à en fournir une quantité suffisante pour répondre aux besoins liés à la grossesse. Une supplémentation sous la forme de comprimés est donc très conseillée. Néanmoins, celle-ci n’empêche pas d’ajouter à ses menus des aliments riches en acide folique, bien au contraire. Misez d’abord sur les légumes verts (épinards, salades, petits pois, haricots verts, avocats…), mais aussi sur les graines (pois chiches, lentilles…) et certains fruits (agrumes, melon, banane, kiwi …). Attention par contre aux foies et aux abats, très riches en folates mais déconseillés, par mesure de précaution, aux femmes enceintes ou désireuses d’avoir un bébé. Enfin, sachez que la vitamine B9 est sensible à l’air et à la chaleur. Afin de ne pas la laisser s’échapper des aliments, misez sur des cuissons courtes ou consommez-les crus (à condition qu’ils soient bien lavés).

3. Choisir le sexe de son bébé : les méthodes

Dans un récent sondage, vous êtes près de 40 % à dire que vous aimeriez pouvoir choisir le sexe de votre enfant. Pour répondre à ce désir, de nombreuses croyances et méthodes ont vu le jour depuis des siècles. Petit tour non exhaustif.

otherDes croyances farfelues

Elles sont nombreuses… et pas très sérieuses ! Au XVIIIe siècle, par exemple, on pensait que le testicule droit engendrait les garçons et le gauche, les filles. On conseillait donc à ceux qui voulaient une fille de se pincer très fort le testicule droit pendant le coït. Dans le même style : la pleine lune favoriserait les filles, et le croissant de lune les garçons. Il y a aussi le calendrier chinois : en fonction de l’âge de la future maman et du mois de la conception, le bébé serait de tel ou tel sexe.

La charge électrique de l’ovule : satisfait ou remboursé!

Cette méthode du Dr Selnas, mise au point en 1985 par le Dr Schoun, se base sur le fait que les ovules seraient chargés électriquement. Ainsi, pendant 70 jours, ceux présentant une charge positive attireraient les spermatozoïdes porteurs du chromosome X (fille) et durant 70 autres jours, ceux présentant une charge négative attireraient les spermatozoïdes porteurs du chromosome Y (garçon). Et les autres jours ? La charge serait neutre et donc fécondable par n’importe quel spermatozoïde. Pour avoir un calendrier avec les dates en question, il faut contacter un laboratoire qui utilise cette méthode. Ce service est payant (à partir de 33 euros sur Planbaby.com)… et il n’y a aucune garantie de réussite. Dans certains cas, un remboursement pour mauvaises prédictions peut être envisagé mais c’est à leur entière discrétion...

Le régime alimentaire : contraignant

otherLe plus connu est celui du Pr Stolkowski, rendu célèbre par le Dr François Papa. Selon différentes études, cette méthode serait sûre à près de 80 %, mais les avis restent très partagés sur la question. L’hypothèse : l’alimentation de la future maman influencerait le tri des spermatozoïdes, porteurs soit du chromosome X soit du chromosome Y. Pour avoir une fille, il faudrait une alimentation riche en calcium et en magnésium et pauvre en sodium et en potassium. Pour faire naître un garçon, ce serait l’inverse. Strict et relativement contraignant, ce régime doit être appliqué à la lettre et doit être commencé au moins deux mois et demi avant la conception. Et ne peut en aucun cas être suivi sans surveillance médicale afin d’éviter tout risque de carence.

4. 10 arguments pour le convaincre de faire un bébé

Vous en parlez depuis quelque temps déjà, mais n’arrivez pas à lui faire sauter le pas ? C’est sûr, faire un bébé n’est pas une décision qui se prend à la légère. Mais si vous sentez qu’il en a envie et qu’il ne manque pas grand-chose pour le faire craquer… sachez vous montrer convaincante. 10 arguments, du plus sérieux au plus farfelu.

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La fertilité diminue avec l’âge

Les femmes font leur premier bébé de plus en plus tard (30 ans en moyenne aujourd’hui). Pourtant, les médecins ne cessent de répéter que la fertilité diminue avec l’âge, pour la femme comme pour l’homme. D’ailleurs, le nombre croissant de couples qui s’adressent à un spécialiste pour les aider à concevoir en est la preuve. La plupart des Français estiment que 25 ans, c’est l’âge le plus favorable pour faire un bébé : il se situe en réalité à 20 ans ! Vous vous aimez, vous êtes prêts, alors pourquoi attendre?

Neuf mois pour se préparer en douceur

otherQuand on leur parle d’un bébé, les hommes se voient déjà les couches dans une main, le bébé dans l’autre, et pas la moindre idée de ce qu’il faut faire des deux. Si c’est le deuxième, ils disent : « On a le temps, profitons du premier ». Mais ce qu’ils oublient tous, c’est qu’un bébé, ça ne se fait pas aussi facilement et en plus, ça prend du temps. Neuf longs mois minimum ! Le temps d’apprendre tous les guides du futur papa par cœur et de voir le premier faire son entrée à l’école.

Toutes les conditions sont réunies

otherVous avez tous les deux un emploi stable, correctement rémunéré, vous avez trouvé un cocon où passer quelques années : de toute évidence, le moment est venu de construire une famille. Ne laissez pas pour autant le moindre argument entraver vos projets. La situation parfaite n’existe pas, il suffit juste de savoir reconnaître le moment qui s’en rapproche le mieux.

Vous ne voulez pas d’enfant unique

otherVous imaginez sans mal votre premier en grande sœur attentionnée ou en grand frère protecteur ? Vous rêvez de les voir s’amuser ensemble, comme vous le faisiez vous-même avec votre fratrie ou, au contraire, comme vous auriez aimé pouvoir le faire ? Partagez vos désirs avec votre compagnon. S’il prétexte que vous avez le temps, dites-lui par exemple combien c’est important pour vous que l’écart d’âge entre vos deux enfants ne soit pas trop grand. Vous pouvez aussi demander l’avis du petit premier, il peut se révéler être un bon allier pour convaincre son papa.

C’est la plus belle preuve d’amour

otherVoilà un argument qui joue fatalement sur la corde sensible de votre cher et tendre. Un bébé, c’est le fruit de l’amour. Un bébé, c’est ce qui scelle votre couple à jamais. Un bébé, c’est ce qui, quoi qu’il arrive, vous unira toute la vie. Vous ne voulez pas un bébé pour prouver que vous vous aimez mais parce que vous vous aimez. La bonne attitude : jouer sur les nuances sans tomber dans l’ultimatum (à bannir : « Si tu m’aimes vraiment, prouve-le moi et fais-moi un enfant »).

Devenir parents : un sacré projet

otherLe train-train, la routine, le quotidien… Voilà des mots auxquels un couple a souvent bien du mal à résister. Pour rompre avec la monotonie, quoi de plus efficace qu’un nouvel habitant à la maison ? Et surtout, avoir un enfant est une expérience unique, même si ce n’est pas le premier. C’est la rencontre avec un nouvel être, mélange de soi et de sa moitié. Un petit d’Homme à part entière, avec son caractère, ses traits physiques… Une expérience qu’on ne vit pas tous les jours, si riche en émotion qu’il serait dommage de passer à côté.

Etre jeune papa, c’est sexy

otherUn jeune papa au volant de sa poussette quatre roues motrices attire bien plus le regard des femmes que celui à bord d’un coupé sport. Pourquoi : parce qu’il est attendrissant ! Preuve en est son meilleur ami, qui vient d’être papa, et se retrouve au centre de tous les intérêts. D’ailleurs, peu à peu, les discussions entre amis tournent autour du même sujet : devenir parents. Voilà qui devrait l’aider à se projeter. Construire sa famille, ce n’est pas suivre une mode, c’est avancer dans les étapes de la vie. Montrez-lui que cette étape est venue pour vous aussi. Et si vous êtes déjà parents, profitez-en pour lui rappeler combien vous étiez heureux à la naissance du premier. Souvent, c’est le mauvais souvenir des courtes nuits qui est tenace, mais celui des bons moments devrait aussi vite lui revenir.

Sa mère sera aux anges

otherIl est assez rare de pouvoir utiliser sa belle-mère comme argument, alors si pour une fois, celle-ci va dans le même sens que vous, sautez sur l’occasion ! Belle-maman rêve de tricoter pour ses petits-enfants et ne cesse de le rappeler : ce serait vraiment dommage de la décevoir. Et puis, soyons honnêtes, nos parents ne sont pas éternels : plus tôt vous aurez vos enfants, plus longtemps ils pourront en profiter !

L’occasion de changer de voiture

otherLa voiture, c’est le type d’argument qu’il faut savoir utiliser au bon moment : dans la dernière ligne droite. Mais lorsque vous le sentirez quasiment prêt à dire oui, lâchez d’un air détaché : « Tu sais, ce serait bien de changer la voiture si on fait un bébé. Celle-ci est trop vieille et je ne serais pas rassurée. Et puis, elle est trop petite. » Inutile de préciser que le jour même, il achètera sûrement le dernier magazine automobile, sauf s’il vient déjà d’acheter une voiture neuve (auquel cas, passez directement à l’argument n° 10).

otherLe moyen de payer moins d’impôts

Certes, l’argument est fort matérialiste, néanmoins, il serait idiot de passer à côté. Pourquoi ? Parce que votre chéri va vite réaliser qu’un bébé coûte cher : vêtements, poussette, siège-auto, couches… Alors non, on ne fait pas un bébé pour payer moins d’impôts, mais oui, on n’oublie pas qu’en contrepartie, c’est quand même bien d’avoir une demi-part supplémentaire (voire une part entière pour le troisième) dans le calcul de ses impôts sur le revenu.



5. La grossesse côté papa

otherLe ventre s'arrondit, les signes de la grossesse se font plus visibles... pour nous, les femmes ! Mais que vivent les futurs papas pendant neuf mois?

Un ressenti plus intellectuel

« Même avec toute l'empathie du monde, il m'était impossible de réaliser ce que Sarah vivait les premiers mois, » avoue Alpar. Durant le 1er trimestre, il y a toujours un décalage entre hommes et femmes : alors que la future maman ressent tout 'en direct', le papa, lui, doit se contenter d'intellectualiser la chose. Ce qui le conduit éventuellement à angoisser : l'aimerez-vous autant ? Serez-vous toujours la même?

La baisse de libido

«Je ne reconnais plus Johanna, confie Florent. C'était toujours elle qui prenait l'initiative des câlins. Mais depuis le début de la grossesse, c'est le calme plat!» Et oui, sur le plan de la libido, c'est aussi souvent le grand décalage entre les deux parents, lui stimulé par la fierté d'avoir fait un bébé, et elle, victime inattendue de la chute du désir. C'est pourquoi pendant trois mois, la plupart des filles préfèrent les bras de Morphée à ceux de leur chéri.

L'annonce de la grossesse, une source de fierté

otherLa première échographie est, à l'unanimité, un grand moment pour le papa car il peut enfin mettre un 'visage' sur ce bébé. Une fois que le risque de fausse-couche est écarté, vous annoncez l'arrivée prochaine du bébé aux amis, à la famille : l'occasion pour le papa de prendre sa place, en l'annonçant éventuellement lui-même : "C'est le regard des autres qui te fait sentir père, confie Pierre, celui de la sage-femme à l'écho, et celui des gens autour de toi."

Au lit, ça va mieux. A partir du 4e mois, le couple retrouve ses marques. Finies les nausées et la fatigue, la future maman récupère une libido dopée par les hormones. Et le papa est rassuré...

Les angoisses face à de nouvelles responsabilités

otherFace à ce ventre qui s'arrondit, certains hommes commencent à paniquer. Ils réalisent qu'ils vont devenir responsables d'un 'petit bout' qu'il faudra habiller, nourrir, etc. Il passe ses soirées au boulot, court après une promotion, veut ouvrir un PEL ? Normal, il s'inquiète pour l'avenir. Au contraire, il sort tous les soirs, organise des soirées whisky-tarot à la maison ? Et oui ! Il réalise que devenir père, c'est grandir. Et il enterre sa vie de garçon.

La couvade

other10 kg en neuf mois : c'est le lot de certains futurs papas qui expriment ainsi leur désir de grossesse. Quand ils ne souffrent pas réellement dans leur chair, car ils ont également droit aux lumbagos, maux de dos et autres petits plaisirs que connaissent bien les femmes enceintes. Dans d'autres populations, de vrais rites de couvade se sont institués : parties de chasse, scarifications, trophées, etc. Chez nous, les futurs pères n'ont pas l'embarras du choix : l'haptonomie en guise de préparation à l'accouchement ou... le psy!

Le complexe des « 3F » (« Fear, flight, fight »)

otherC'est un concept américain inventé pour évoquer la grossesse du père : « fear » (la peur), « flight » (la fuite) et « fight » (la bagarre). Votre Jules, d'ordinaire doux comme un agneau, s'énerve pour un rien ? C'est simplement qu'il est anxieux. « Nous n'avons pas trop de neuf mois pour nous préparer, estime Nabil, déjà deux fois papa. On passe par plein de moments bizarres, de réactions inattendues. Je me suis vu être ému pour trois fois rien...»

L'accouchement : j'y vais?

otherUne vraie prise de tête pour certains futurs papas. Et pourtant, ceux qui ont franchi le pas ne le regrettent pas. Eric, papa de trois filles : « Je suis sorti appeler mes proches et là j'ai fondu en larmes tout en rigolant et en vomissant tout ce qui était dans mon ventre. Je crois que je n'ai jamais eu de sensation de plénitude physique et mentale aussi intense de ma vie. En y pensant, j'ai encore les larmes aux yeux. »

6. La contraception d’urgence en questions

Chaque année, une femme sur trois est exposée au risque d’une grossesse non désirée, pourtant seulement 11 % d’entre elles ont recours à la contraception d’urgence. Dix ans après sa mise en vente libre, la fameuse « pilule du lendemain » reste donc encore peu utilisée, en raison de la sous-évaluation du risque de grossesse, mais aussi des nombreuses idées reçues liées à cette méthode. Le point.

otherComment ça marche?

La contraception d’urgence permet d’éviter la survenue d’une grossesse non désirée après un rapport sexuel non ou mal protégé, notamment après un oubli de pilule ou un accident de préservatif. Il existe en fait deux types de contraception d’urgence : la « pilule du lendemain » et le stérilet au cuivre. Ces deux méthodes peuvent être prises à n’importe quel moment du cycle, mais ne protègent pas des infections sexuellement transmissibles comme l’herpès ou le VIH.

A qui est-elle destinée?

L’utilisation de la contraception d’urgence est plus fréquente parmi les femmes jeunes, de moins de 25 ans, célibataires et sans enfant. Toutes les femmes sont cependant concernées par l’éventualité d’une grossesse non désirée, même celles qui prennent une contraception régulière car la pilule perd vite son efficacité si elle n’est pas prise tous les jours à la même heure (plus ou moins 3 heures pour une pilule microprogestative, plus ou moins 12 heures pour une pilule œstroprogestative).

Quelle est son efficacité?

L’efficacité de la contraception d’urgence dépend de la rapidité de prise après le rapport sexuel à risque de grossesse. La « pilule du lendemain » doit ainsi être prise le plus vite possible et au plus tard dans les 3 jours. Son taux d’efficacité passe de 95 % le premier jour à 58 % le troisième. Le stérilet au cuivre peut, lui, être posé jusqu’à 5 jours suivant le rapport sexuel non ou mal protégé et son taux d’efficacité est de 99,9 %.

Comment peut-on se la procurer?

La « pilule du lendemain » est disponible en pharmacie, avec ou sans ordonnance. Elle est aussi délivrée gratuitement dans les centres de planification, auprès de l’infirmière scolaire et aux mineures qui en font la demande dans les pharmacies.

Le stérilet au cuivre doit en revanche être posé par un médecin généraliste ou par un gynécologue, en cabinet ou dans un centre de planification.

Combien ça coûte?

La « pilule du lendemain » coûte 6,18 euros ou 7,58 euros, selon la marque, et le stérilet au cuivre environ 30 euros. Les deux méthodes sont remboursées à 65 % par la Sécurité sociale sur prescription médicale.

La contraception d’urgence en questions

Chaque année, une femme sur trois est exposée au risque d’une grossesse non désirée, pourtant seulement 11 % d’entre elles ont recours à la contraception d’urgence. Dix ans après sa mise en vente libre, la fameuse « pilule du lendemain » reste donc encore peu utilisée, en raison de la sous-évaluation du risque de grossesse, mais aussi des nombreuses idées reçues liées à cette méthode. Le point.

Existe-t-il des contre-indications?

Il n’existe aucune contre-indication à la prise de la contraception d’urgence. En cas d’antécédents de grossesse extra-utérine, il faudra cependant être encore plus vigilante, surveiller l’apparition des règles et consulter rapidement un médecin si vous ressentez des douleurs abdominales ou souffrez de saignements anormaux.

Concernant le stérilet au cuivre, les contre-indications sont les mêmes que celles de n’importe quel autre dispositif intra-utérin : infection récente de l’utérus, maladies hémorragiques, malformations utérines ou encore certains fibromes.

Quels sont les effets indésirables possibles?

Dans de très rares cas, la « pilule du lendemain » peut entraîner des effets non souhaités tels que nausées, douleurs abdominales, fatigue, céphalées, vertiges, tension des seins. Ces effets sont modérés et disparaissent le plus souvent sans traitement. Des saignements, sans gravité, ont également lieu dans 20 % des cas environ. Attention, ce ne sont pas forcément des règles et il faut donc continuer à utiliser des préservatifs jusqu’au retour des règles suivantes.

Le stérilet en cuivre est de son côté généralement bien toléré, même s’il peut aussi entraîner des douleurs et des saignements.

A-t-elle des conséquences sur la fertilité?

La contraception d’urgence ne rend pas stérile, mais elle ne doit pas remplacer une méthode de contraception régulière, plus efficace pour éviter une grossesse. Sa prise répétée risque par ailleurs d’entraîner des perturbations importantes du cycle menstruel (décalage de la date prévue des règles).

Si vous découvrez que vous êtes enceinte, rassurez-vous : la contraception d’urgence ne comporte aucun risque connu ni pour le fœtus, ni pour la maman, puisqu’elle se contente de retarder l’ovulation, empêchant ainsi la formation d’un embryon.

Que faire en cas de vomissements?

En cas de vomissements moins de 3 heures après la prise de la « pilule du lendemain », il faut reprendre un comprimé afin d’éviter une absorption incomplète qui la rendrait inefficace. Et si vos règles n’arrivent pas à la date prévue, n’hésitez pas à faire un test de grossesse et à consulter votre médecin.

7. Bioéthique : interview du Pr Sureau

Faut-il lever l’anonymat des donneurs de gamètes, légaliser les mères porteuses, autoriser l’assistance médicale à la procréation (AMP) aux célibataires ? Toutes ces questions sont au programme des Etats généraux de la bioéthique. Un vaste débat sur lequel s’appuieront les parlementaires pour réviser les lois de bioéthique début 2010. Tour d’horizon des questions qui font polémique avec le Pr Sureau, gynécologue-obstétricien, par ailleurs membre du Comité consultatif national d’éthique.

otherQuelle est votre opinion vis-à-vis de la levée de l’anonymat et de la gratuité des dons de gamètes?

C’est surtout le don de sperme qui pose problème. En effet, on ne peut jamais éliminer la possibilité d’une fécondation naturelle due à un mari non totalement infécond, voire à un tiers (un éventuel amant), au lieu de celle du donneur. Dans de telles circonstances, l’incertitude sur la filiation peut conduire à réclamer le recours à des tests génétiques. C’est donc un problème de grande ampleur. Concernant la gratuité de ce don, je pense que l’effort physique et psychique qu’il demande ne légitime pas une rétribution. En revanche, le don d’ovocytes est bien plus lourd et douloureux, donc la mise en place d’un dédommagement pour la donneuse ne me choque pas.

L’Académie de médecine vient de rendre un avis défavorable concernant la légalisation des mères porteuses. Partagez-vous cet avis?

Je fais partie de la minorité des membres de l’Académie qui pense que cette question mérite au moins d’être étudiée. L’absence d’utérus représente une injustice profonde, car la médecine peut pallier tous les problèmes d’infertilité, sauf lorsqu’une femme peut engendrer, mais pas porter son bébé. Dans ce cas, la mère porteuse ne serait qu’une intermédiaire temporaire, puisqu’il y aurait concordance entre la filiation génétique (l’enfant est conçu par ses deux parents) et la possession d’état (il est élevé par eux). Bien sûr, la gestation pour autrui comporte des risques obstétricaux pour la mère porteuse, mais je pense que les dérives financières n’auront pas lieu en France. C’est avant tout un acte motivé par un profond sentiment altruiste.

Faut-il autoriser l’AMP aux célibataires et aux homosexuels?

Depuis les lois de 1994, l’Assistance médicale à la procréation (AMP) est réservée aux couples mariés ou vivant ensemble depuis au moins deux ans. Cette exigence irréaliste doit tomber. De nombreuses femmes ont merveilleusement élevé des enfants en étant seules. Alors qu’en est-il de la célibataire stérile ? On n’a pas de jugement à porter sur la manière dont une femme fait un enfant, donc oui, il faut leur autoriser l’accès à l’AMP. Je reste en revanche incertain concernant les homosexuels. Des études ont montré que deux personnes du même sexe n’élevaient pas un enfant dans des conditions pires qu’un couple hétérosexuel. Je m’interroge quand même sur le regard que portera l’enfant sur cette situation plus tard au cours de sa vie.

En Italie, un gynécologue vient d’accepter de procéder à la fécondation artificielle d’une femme dont le mari est dans un coma irréversible. Que pensez-vous de cette affaire?

otherSur le plan éthique, c’est inadmissible. Je suis opposé à l’insémination de sperme posthume car la femme peut subir des pressions psychologiques, de la part de sa belle-mère qui refuse de faire son deuil par exemple. En revanche, je suis favorable au transfert posthume d’embryons congelés sous certaines conditions, c’est-à-dire dans un délai raisonnable d’un à deux ans après la fécondation. En effet, lorsqu’un embryon a été conçu du vivant des deux conjoints, dans un projet parental équilibré, a-t-on vraiment le droit de le condamner à mort parce que son père est lui-même décédé?

Quel est votre avis concernant la polémique sur les « bébés médicaments »?

Un “bébé médicament” est un enfant conçu et sélectionné génétiquement afin de devenir un donneur compatible avec un frère ou une sœur aîné souffrant d’une maladie héréditaire incurable. Cela ne me choque pas. Par ailleurs, cette intervention suppose un diagnostic pré-implantatoire (DPI), une technique lourde pratiquée seulement par trois centres en France. Elle ne s’applique qu’à un nombre très limité de cas. La polémique concernant une éventuelle dérive à ce sujet me paraît donc une excitation intellectuelle illégitime.

Enfin, êtes-vous pour l’élargissement de la recherche sur les embryons humains?

En tant que gynécologue-obstétricien, je suis frappé par les malformations qui touchent 2 à 3 % des naissances. Je pense donc qu’il faut pouvoir faire toutes les recherches nécessaires pour les éviter. Bien sûr, cela pose la question du statut de l’embryon. Le droit civil français ne connaît que deux catégories juridiques : les choses (objets de droit) et les personnes, qui doivent être nées vivantes et viables. Je plaide pour la reconnaissance d’une troisième catégorie du droit : les êtres prénataux. Un fœtus a en effet cette spécificité de pouvoir à la fois être traité (exemple du DPI ou d’autres interventions prénatales) et détruit (interruption de grossesse). Reconnaître cette troisième catégorie permettrait d’élargir les recherches sur les embryons humains, sans remettre en cause la loi Veil relative à l’IVG.

Mères porteuses : avis défavorable de l’Académie de médecine

otherAlors que les Etats généraux de la bioéthique viennent de commencer, l’Académie nationale de médecine s’est prononcée hier contre la gestation pour autrui. Elle estime en effet que la légalisation des mères porteuses pose de nombreuses questions d’ordre moral et éthique (commercialisation du corps humain, asservissement de la femme, atteinte à la valeur symbolique de la maternité). Mais aussi d’ordre médical, vis-à-vis des risques encourus par la gestatrice (hémorragie, césarienne, dépression…). Concernant les risques pour l’enfant, l’Académie se demande également qui décidera en cas de grande prématurité, de souffrance fœtale aiguë ou encore de malformation.

8. Le point sur la consultation de génétique

En principe, elle est réalisée avant la grossesse, car cette consultation médicale permet d’évaluer le risque de donner naissance à un enfant atteint d’une maladie génétique. Elle est particulièrement conseillée aux couples qui craignent d’être porteurs d’une anomalie héréditaire. Explications.

otherEvaluer le risque de maladies génétiques

La consultation de génétique consiste à évaluer la probabilité pour un couple de transmettre une maladie génétique à son futur enfant. La question se pose le plus souvent pour des maladies graves, comme la mucoviscidose, des myopathies, l’hémophilie, un retard mental, une malformation congénitale ou encore une anomalie des chromosomes, telle que la trisomie 21.

On peut ainsi parler de « médecine prédictive », puisque cet acte médical est une tentative de prédire l’avenir et concerne d’ailleurs une personne qui n’existe pas encore (votre futur enfant).

Les couples à risque

Les premiers couples concernés sont ceux dont l’un des deux partenaires est lui-même atteint d’une maladie génétique connue, telle que l’hémophilie, ou souffre d’un problème potentiellement héréditaire, comme certaines malformations ou retards de croissance. Les parents d’un premier enfant atteint par ce type d’affection ont également plus de risque de transmettre une maladie génétique à un futur bébé. Vous devez aussi vous poser cette question s’il existe dans votre famille ou celle de votre compagnon, une ou plusieurs personnes souffrant de ce type d’affection.

Quoi qu’il en soit, il vaut mieux envisager une consultation de génétique le plus tôt possible avant de faire un projet d’enfant, afin d’examiner toutes les attitudes possibles.

L’enquête familiale

Dès le début de la consultation avec le médecin généticien, ce dernier va vous interroger sur vos antécédents personnels, mais aussi sur votre famille et celle de votre compagnon. Il cherche ainsi à déterminer s’il existe plusieurs cas d’une même maladie dans vos familles, y compris chez des parents éloignés ou des défunts. Cette étape peut être assez mal vécue, car elle fait parfois exhumer des histoires familiales d’enfant malade ou décédé considérées comme taboues, mais elle s’avère décisive. Toutes ces questions vont permettre au généticien d’établir un arbre généalogique représentant la répartition de la maladie dans la famille et son mode de transmission.

L’entretien peut aussi être complété par un examen clinique (mensurations, radiographies...) qui l’orientera plus précisément vers une maladie génétique donnée.

Les tests génétiques

Après avoir déterminé de quelle maladie génétique vous êtes susceptibles d’être porteurs, le généticien devra aborder avec vous le caractère plus ou moins invalidant de cette maladie, le pronostic vital qui en résulte, les possibilités thérapeutiques actuelles et à venir, la fiabilité des tests envisagés, l’existence d’un diagnostic prénatal au cours de la grossesse et ses implications en cas de diagnostic positif.

Il est alors possible que vous soyez sollicités pour signer un consentement éclairé permettant la réalisation de tests génétiques. Ces tests, très encadrés par la loi, sont réalisés à partir d’une simple prise de sang pour étudier les chromosomes ou pour extraire de l’ADN en vue d’un test moléculaire. Grâce à eux, le généticien va pouvoir établir avec certitude vos probabilités de transmettre une maladie génétique déterminée à un futur enfant.

Une décision en concertation avec les médecins

Le rôle du généticien consiste bien souvent à rassurer les couples venus consulter. De nombreuses maladies génétiques peuvent se révéler par exemple non héréditaires, ou à risque de récidive faible, comme beaucoup de troubles psychiatriques. Dans le cas contraire, le médecin pourra vous expliquer à l’issue de la consultation de génétique quel est le véritable risque, exprimé en pourcentage, de transmettre la maladie déterminée. Il vous fournira alors des éléments objectifs pour bien comprendre la situation et vous permettre ainsi de prendre les décisions qui vous paraissent les meilleures.

Tout ceci est souvent difficile à assimiler et nécessite la plupart du temps d’autres consultations, ainsi que le soutien d’un psychologue. Quoi qu’il en soit, sachez que, tout au long de ce processus, le généticien ne pourra envisager la réalisation des tests sans votre accord et que toutes les décisions seront prises de façon conjointe.

Cas particulier : le diagnostic pré-implantatoire

Si la consultation de génétique révèle que vous êtes porteurs d’une anomalie héréditaire, elle peut parfois conduire le généticien à vous proposer un DPI. Cette méthode permet en effet de rechercher cette anomalie sur des embryons obtenus par fécondation in vitro (FIV), c’est-à-dire avant même qu’ils se développent dans l’utérus. Les embryons non porteurs de l’anomalie peuvent ainsi être transférés dans l’utérus, tandis que les embryons atteints sont détruits. En France, seuls trois centres sont habilités à proposer le DPI.

9. Tout savoir sur les règles

Douleur, durée, irrégularité… on vous dit tout sur les règles, pour tordre le cou aux nombreuses idées fausses.

Avoir ses règles, c’est le signe d’une bonne ovulation

Quand on a ses règles, cela signifie que deux semaines avant, il y a eu ovulation. Pour en arriver là, quatre phases se succèdent : la phase folliculaire, l’ovulation, la phase progestative et la phase menstruelle (période des règles). Durant la première période, les œstrogènes provoquent l’épaississement de la muqueuse utérine et une augmentation du nombre de ses vaisseaux sanguins. Puis vient l’ovulation, période où l’ovule est expulsé d’un ovaire pour progresser vers l’utérus. La phase suivante permet le développement d’un corps jaune qui secrète une autre hormone, la progestérone. Celle-ci prépare l’utérus, alors gorgé de sang et de tissus, à l’implantation de l’œuf fécondé. Mais en l’absence de fécondation, le taux de progestérone diminue, l’ovule se dissout et la couche superficielle de la paroi utérine se détache et s’écoule vers l’extérieur. C’est le retour des règles, dont le premier jour marque le début d’un nouveau cycle. Il peut arriver de façon ponctuelle que les règles ne soient pas un signe d’ovulation, mais une conséquence des fluctuations hormonales. Notamment après un accouchement ou à l’arrêt de la pilule.

otherLes règles durent en moyenne 4 jours

Selon les femmes et les mois, les règles durent entre 3 et 7 jours. Durant les deux premiers jours, le flux est assez abondant et le sang souvent rouge vif. Les jours suivants, il s’écoule en plus faible quantité, et comme il a séjourné plus longtemps dans la cavité utérine, il devient brun, voire noir. Même si on a parfois l’impression d’en perdre beaucoup, la quantité de sang écoulé varie généralement de 5 à 25 ml, soit l’équivalent d’un verre à moutarde.

otherPourquoi les règles peuvent-elles être douloureuses?

En se contractant pour détacher la partie superficielle de l’endomètre, l’utérus peut provoquer des douleurs plus ou moins fortes. Heureusement des traitements existent. Classiquement, tous les antidouleur à base de paracétamol (Doliprane, Efferalgan) sont efficaces. On évitera l’aspirine (sauf en cas de faibles pertes), qui fait saigner davantage. Les traitements les plus performants restent les anti-inflammatoires non stéroïdiens, à base d’ibuprofène (Nurofen, etc.), qui stoppent la production des prostaglandines, responsables de la douleur. Pour plus d’efficacité, il ne faut pas hésiter à les prendre très rapidement, quitte à anticiper les symptômes, pour en avoir ensuite moins besoin.

otherLes règles modifient l’acidité vaginale

Du fait de la dépendance hormonale du vagin, son pH, de 4 habituellement, change. Il devient plus élevé au moment des règles et cette acidité rend le milieu plus favorable aux mycoses les jours qui précèdent et ceux qui suivent les règles.

Pourquoi des règles abondantes?

En cas d’abondance ponctuelle et qui ne donne pas lieu de s’inquiéter, on conseille souvent la pilule ou le stérilet pour leur apport en progestérone et leur qualité antihémorragique. Mais quand on saigne trop depuis longtemps, il est de toute façon préférable de consulter. Car l’une des premières conséquences possibles est l’anémie, entraînant alors fatigue, chute de cheveux, ongles dédoublés, mais aussi une sensibilité accrue aux infections. Ces règles abondantes peuvent également être le signe d’un problème plus général de coagulation, que seule une consultation médicale peut déterminer et traiter. Elles peuvent aussi signaler une mauvaise ovulation ou un déséquilibre hormonal qui provoquerait un épaississement exagéré de l’endomètre. Il peut également s’agir d’un polype, qu’il faut alors faire retirer.

Attention aux règles irrégulières

La plupart des femmes ont des cycles de 28 jours, mais tant qu’il se situe entre 28 et 35 jours, on considère que le cycle est régulier. Cependant, il existe des cas extrêmes. Les règles surviennent à peine trois ou quatre fois dans l’année ou, au contraire, deux fois par mois. Cela mérite une consultation. On peut en effet découvrir un problème d’ovulation ou hormonal, ou encore la présence d’un polype dans l’utérus ou d’un kyste à l’ovaire. Une exception toutefois : sous pilule, si on n’a pas de règles, ce n’est ni grave ni dangereux. Comme il n’y a pas d’ovulation, le corps n’a pas d’endomètre épais à éliminer.

10. J’ai peur de la grossesse!

otherLa maternité est la plupart du temps une source de bonheur intense. Sauf pour certaines femmes qui l’envisagent avec une grande angoisse. Des peurs pas toujours rationnelles mais qui génèrent souvent de la culpabilité.

J’ai peur de grossir

On a toutes une copine qui a pris 20 kg pendant sa grossesse. De quoi anéantir tous les efforts consentis depuis des années pour garder la ligne : sport, régimes, hygiène alimentaire… C’est simple, on n’est pas encore prête à renoncer à sa jolie taille.

Sachez cependant que les kilos de grossesse se reperdent avec quelques efforts et un peu de patience. Et puis rien ne vous force à dépasser les 10-12 kg supplémentaires préconisés par le corps médical. Pour ne pas « faire exploser » le compteur, vous pouvez généralement continuer un peu de sport et surtout appliquer la même hygiène alimentaire qu’avant.

J’ai peur de ne pas retrouver mon corps

Il n’y a pas que le poids qui angoisse les futures mamans : les seins qui tombent, les vergetures, la peau distendue, les veines qui ont claqué, le bassin élargi… Ça revient ou ça ne revient pas?

Avec quelques précautions, vous pouvez pallier à un certain nombre de petits tracas. Evitez une trop grande prise de poids, mais surtout des variations rapides de celui-ci. Hydratez fréquemment votre peau, même en début de grossesse. Choisissez de bons soutiens-gorge tout au long de la grossesse et pendant l’allaitement, en changeant de taille à mesure que les seins grossissent. Ensuite, chaque femme est différente et certaines grossesses ne laissent aucune trace.

J’ai peur de ressentir le bébé comme un intrus

Certaines femmes vivent leur grossesse comme une intrusion. Elles considèrent leur bébé comme un « passager » durant neuf mois, voire comme un Alien. Il ne faut pas avoir peur de ces sentiments, chacune vit son corps différemment et il n’y a pas d’obligation à se sentir épanouie et « remplie » pendant la grossesse pour être une mère aimante et attentive. Chacune développe son sentiment maternel à son rythme. Certaines dès la conception, quand d’autres devront attendre de voir leur bébé.

J’ai peur du handicap

Quel futur parent n’a pas l’angoisse de devoir assumer un bébé très malade ou un enfant handicapé ? Les examens médicaux, aujourd’hui très performants, éliminent déjà de nombreuses complications même si le risque n’est pas nul. Il est donc préférable lorsqu’on envisage une grossesse d’être conscient que cela peut arriver.

J’ai peur d'accoucher

Une des peurs les plus partagées lorsqu’on parle de maternité. Et il y a des raisons tout à fait légitimes à cette angoisse.

J’ai peur de l’avenir

Quelle planète allons-nous lui laisser ? Trouvera-t-il du travail ? Et s’il prenait de la drogue ? Toutes les femmes se posent de multiples questions quant à l’avenir de leurs enfants. Et c’est normal. Le contraire serait étonnant. Nos aïeux faisaient-ils des bébés sans penser au lendemain ? Non ! C’est l’apanage de tout futur parent de penser à l’avenir et son devoir, c’est de donner toutes les clés à son enfant pour affronter le monde tel qu’il est.

J’ai peur de perdre ma liberté, de devoir changer ma façon de vivre

Il est certain qu’un bébé est un petit être totalement dépendant. De ce point de vue, fini l’insouciance ! Beaucoup de femmes ont peur de perdre leur indépendance, vis-à-vis d’elle-même et de ce qu’elles aiment faire, mais aussi vis-à-vis du papa, avec lequel elle sera liée pour la vie (de son enfant) quoi qu’il arrive. C’est donc effectivement une très grande responsabilité et un engagement pour l’avenir à ne pas prendre à la légère. Mais rien n’empêche de réinventer sa liberté en incluant son enfant. Quand à la dépendance, oui elle existe ! Affective surtout. Mais au final, le plus dur pour une maman, c’est de donner les clés à son enfant pour prendre son envol, acquérir son indépendance justement…

Avoir un enfant ce n’est pas faire abnégation de sa propre façon d’être. Même si quelques ajustements sont nécessaires, surtout au début, rien n’oblige à changer fondamentalement de mode de vie pour accueillir son bébé. Les changements se font petit à petit, à mesure que le bébé et la maman s’apprivoisent et apprennent à vivre ensemble. Quoi qu’il en soit, souvent les femmes continuent de travailler, de voyager, de s’amuser… tout en s’occupant de leurs enfants et en les intégrant simplement à leur vie.

J’ai peur de ne pas y arriver

Un bébé ? Vous ne savez pas comment « ça marche » ! Alors forcément, ce saut dans l’inconnu vous effraie. Et si vous ne saviez pas vous y prendre ? Un bébé, on s’en occupe tout naturellement, et si on a besoin, on peut toujours trouver de l’aide : puéricultrice, pédiatre, voire une amie qui est déjà passée par là.

J’ai peur de reproduire la mauvaise relation que j’ai eue avec mes parents

Des enfants maltraités ou malheureux, d’autres abandonnés à la naissance ont souvent peur de répéter les erreurs de leurs parents. Pourtant, il n’y a pas d’hérédité en la matière. Vous êtes deux à concevoir ce bébé et vous pouvez vous appuyer sur votre conjoint pour surmonter vos réticences. C’est vous qui allez créer votre future famille, nonobstant celle que vous avez connue.

J’ai peur de désunir mon couple

Votre conjoint n'est plus le centre de votre monde, comment réagira-t-il? Vous n’êtes plus la seule femme de sa vie, comment allez-vous le prendre? Il est vrai que l’arrivée d’un bébé remet l’équilibre du couple en question, puisque celui-ci « disparaît » au profit du statut de famille. C’est à vous et à votre conjoint de l’entretenir.

Rien ne vous empêche, une fois que votre bébé est là, de continuer à entretenir la flamme, même si cela demande parfois un peu plus d’effort. Le couple est toujours là, juste enrichit du plus beau des cadeaux : le fruit de l’amour.

J’ai peur de ne plus aimer le sexe

D’abord, on ralentit le rythme parce qu’on a peur de faire mal au bébé, puis les nuits entrecoupées n’aident pas la libido et enfin, on a « perdu le rythme ». Et on se retrouve à ne plus faire l’amour comme avant!

Sans compter que le vagin est assez malmené lors de l’accouchement et que votre conjoint a peut-être vu un aspect des choses qui vous met mal à l’aise. Ne vous inquiétez pas, avec de la douceur et de la patience, les choses rentrent dans l’ordre. Et même si vous ne faites plus tout à fait l’amour comme avant, vous trouverez une nouvelle façon de vous aimer.

J’ai peur de ne pas pouvoir assumer à cause de ma maladie

Certaines mamans, malades, sont déchirées entre leur désir de maternité et la peur de faire supporter leur maladie à leur enfant. Dépression, diabète, handicap, quels que soient les maux dont elles souffrent, elles se demandent si leur enfant sera heureux avec elles.

Elles ont également peur des réactions de l’entourage, mais ne se sentent pas le droit de refuser à leur mari le droit d’être père. Des professionnels ou des associations peuvent véritablement vous aider et répondre à vos doutes.

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11. Le point sur les méthodes contraceptives

Implant, patch, spermicides, stérilet… Il existe de nombreuses méthodes de contraception tout aussi efficaces que la pilule ou le préservatif. Vous ne savez pas laquelle choisir ? Zoom sur les 8 méthodes contraceptives les plus répandues.

otherLa pilule

La pilule est une méthode contraceptive hormonale efficace à 99,5% lorsqu’elle est prise régulièrement. Il faut commencer le premier jour des règles, puis prendre un comprimé une fois par jour à heure fixe, jusqu’à la fin de la plaquette. La protection s’interrompt si l’oubli excède 12 heures pour les pilules œstroprogestatives et à peine 3 heures pour les pilules progestatives (microdosées). A l’arrêt, l’ovulation peut redémarrer immédiatement, vous pouvez donc mettre en route une grossesse assez rapidement. La pilule est délivrée sur ordonnance et peut être remboursée par la Sécurité sociale, selon le modèle prescrit.

Le patch

Lors de la première utilisation, le patch se colle sur le bas du ventre ou sur une fesse, le premier jour des règles. Il se change une fois par semaine, à jour fixe. Au bout de trois semaines, on s’accorde une semaine de répit. Vous resteez protégée d’une grossesse non ésirée même pendant cette période d’arrêt. Chaque nouveau patch doit être appliqué à un endroit différent du précédent, sur une peau propre, sèche et sans pilosité. Il s’obtient sur ordonnance et n’est pas remboursé par la Sécurité sociale.

otherL’implant

L’implant contraceptif est un bâtonnet cylindrique de 4 cm de long et 2 mm de diamètre. Il est inséré sous la peau d’un bras par un médecin et peut rester en place pendant trois ans. Son efficacité est estimée à 99 %. Il peut être retiré par un médecin dès que la femme le désire et n’a plus d’effet dès son retrait. L’implant est délivré sur ordonnance et remboursé à 65 %.

L’anneau vaginal

L’anneau vaginal est placé comme un tampon au fond du vagin et reste en place pendant trois semaines. On le retire la 4e semaine avant de le remettre la semaine suivante. Pour la première utilisation, il faut commencer le premier jour des règles. L’avantage de l’anneau vaginal est de diffuser de très faibles doses d’hormones. Il est donc aussi efficace que la pilule, mais provoque moins d’effets secondaires. Il s’obtient sur ordonnance et n’est pas remboursé par la Sécurité sociale.

Le stérilet

Le stérilet est efficace de 97 % à 99 %. Le médecin l’insère dans l’utérus pour une durée de cinq à dix ans lorsque c’est un modèle en cuivre, et de cinq ans pour le stérilet à la progestérone. Dans la pratique, il est déconseillé chez les femmes n’ayant jamais eu d’enfant. Le port d’un stérilet peut entraîner des règles plus abondantes ou plus douloureuses, mais ne gêne pas les rapports sexuels. Il peut être enlevé par un médecin dès que la femme le désire, et perd alors immédiatement toute efficacité. Le stérilet est délivré sur ordonnance et certains modèles sont remboursés à 65 %.

Le diaphragme et la cape cervicale

Le diaphragme et la cape cervicale sont en latex ou en silicone. On les utilise en association avec une crème spermicide pour une meilleure efficacité. Ils se placent au niveau du col de l’utérus, avant les rapports sexuels, et doivent être laissés au minimum 8 heures après. Ils empêchent ainsi l’ascension des spermatozoïdes par le col de l’utérus, tandis que le spermicide les détruit. Leur utilisation nécessite une démonstration par un gynécologue. On peut se les procurer sur commande en pharmacie et certains modèles peuvent être réutilisés plusieurs fois.

Les spermicides

Les spermicides sont des substances chimiques qui détruisent les spermatozoïdes. On les trouve sous forme de gel, d’ovule ou d’éponge. Ils doivent être introduits dans le vagin juste avant le rapport sexuel. Il faut appliquer une nouvelle dose avant chaque nouveau rapport. L’éponge peut aussi être insérée plusieurs heures auparavant et rester en place 24 heures. Les spermicides sont disponibles sans ordonnance et ne sont pas remboursés par la Sécurité sociale.

Les préservatifs masculins et féminins

Les préservatifs sont les seuls moyens de contraception qui protègent des maladies sexuellement transmissibles (MST) et du sida. Ils s’utilisent au moment du rapport sexuel (le modèle féminin peut être placé dans les heures qui précèdent). Il faut toujours vérifier que le préservatif porte le label CE, et surtout ne pas en superposer deux, car le frottement de l’un sur l’autre accentue les risques de rupture. Le modèle féminin est en polyuréthane. Il convient donc particulièrement aux personnes allergiques au latex. Les préservatifs sont disponibles sans ordonnance et ne sont pas remboursés par la Sécurité sociale.

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12. Pourquoi je ne suis pas enceinte?

On a beau faire tout ce qu’il faut, parfois la nature ne suit pas… Vous voulez avoir un bébé et pourtant ça fait des mois que vous attendez et RIEN. Situation par situation, on vous dit pourquoi vous n’êtes pas enceinte.

J’ai arrêté la pilule depuis deux mois

Deux mois, quatre mois, un an… Il est impossible de savoir au bout de combien de temps, après l’arrêt d’une contraception, une grossesse survient. Toutes les contraceptions endorment l’ovulation et il faut attendre environ 8 semaines pour que le cycle reprenne. Chez certaines femmes, l’ovulation reprend instantanément et peuvent donc être enceintes de suite, pour d’autres, ça prend un peu plus de temps. Mais la plupart des femmes, qui arrêtent leur contraception pour faire un bébé, sont enceintes dans l’année qui suit.

otherJ’ai un retard dans mes règles

Un retard dans le cycle n’est pas un signe absolu de grossesse, pour une femme en âge de procréer. Ces troubles fonctionnels peuvent être liés à d’autres causes : un changement de mode de vie par exemple. Il est donc important de noter les événements qui se sont déroulés dans le mois précédent comme un choc émotionnel, un entretien d’embauche… Pas d’inquiétude, de nombreuses femmes sont en parfaite santé, sont fécondes et ont des règles irrégulières. Pour vous assurer d’une éventuelle grossesse, vous pouvez faire un test de grossesse. Plus tôt il est effectué et plus tôt vous serez fixé et vous pouvez arrêter la consommation de produits qui peuvent être toxiques pour le fœtus (alcool, cigarettes). Néanmoins si votre cycle n’est pas revenu à la normale entre deux et trois mois, parlez-en à votre médecin. A contrario, certaines femmes peuvent avoir des pertes de sang pendant les premiers mois de leur grossesse.

J’ai les symptômes de la grossesse (nausées, seins qui gonflent…)

On appelait cela dans le temps une " grossesse nerveuse ". Vous pouvez effectivement ne pas avoir eu vos règles, avoir les seins qui gonflent, des nausées, des crampes mais ne pas être enceinte. Il s’agit là d’un cycle sans ovulation. Le cerveau et l’ovaire sont déstabilisés. Ils ne savent plus quand terminer ce cycle par des règles et quand en commencer un nouveau. D’autre part les nausées par exemple sont aussi parfois dues simplement à un état de stress. Si ces effets se prolongent pendant deux ou trois cycles, consultez votre médecin.

J’ai faim pour deux

Oui, la plupart des femmes enceintes disent ressentir un gros appétit et grossissent et d’autres ressentent quelque fois l’inverse. Cependant ces symptômes ne sont pas très parlants car ils peuvent survenir dans d’autres cas que la grossesse. Tout dépend du tempérament de la personne.

J’ai 30 ans à peine

A 30 ans, vous devez encore être au top de votre fécondité. Il suffit peut-être juste de faire preuve de patience et de faire l’amour régulièrement… Les femmes sont généralement perturbées par leur horloge biologique. Oui la fécondité baisse progressivement à partir de 30 ans mais après 35 ans, c’est plus compliqué. Les ovocytes sont en baisse et moins performants. Ce qui n’empêche pas les femmes motivées de faire un bébé mais avec l’aide d’un traitement.

otherJ’ai une hygiène de vie irréprochable (alcool, cigarettes)

Là encore, il ne suffit pas de désirer un enfant pour qu’il arrive. Malgré l’arrêt de votre contraception ou votre hygiène de vie irréprochable (pas de consommation d’alcool ou de cigarette), le délai pour être enceinte dépend de nombreux facteurs dont : la viabilité des cellules de reproduction, la régularité des rapports sexuels ou votre mode de vie. Inutile de penser à une éventuelle grossesse jour et nuit, le stress et l’anxiété peuvent réduire vos chances. . Souvent elle arrive au moment où on s’y attend le moins. Si cette pensée vous hante, agissez en vous inscrivant dans un groupe de sophrologie.

Je galère pour mon deuxième, alors que j’ai eu mon premier tout de suite

Combien de fois, on voit des femmes ayant eu un premier enfant par accident et qui ont attendu de long mois avant d’en avoir un deuxième. Peut-être c’est tout simplement que votre corps et votre esprit ne sont pas tout à fait prêts. A être trop dans l’attente, l’organisme ne réagit pas. Il peut y avoir des blocages psychologiques ou une pression. Si l’attente occasionne de la souffrance, le recours à un professionnel peut vous aider à passer le cap.

On fait l’amour tous les jours

A la limite, ce n’est pas très bien. Tous les deux jours, c’est le rythme idéal sachant que les spermatozoïdes restent performants pendant 3 jours en moyenne. Vous êtes donc sûre qu’il y en aura toujours un qui sera prêt à féconder un ovocyte. Il ne reste plus qu’à attendre.

Mon ovulation a bien lieu tous les mois

C’est une bonne nouvelle, cela signifie que votre cycle d’ovulation fonctionne très bien. Ici c’est donc le spermatozoïde qui n’a pas fécondé l’ovocyte. Il faut que votre couple soit patient et prêt à franchir le pas. Parlez de ces problèmes à votre médecin. Au bout d’un an d’essai, il peut vous prescrire des analyses de fertilité aussi bien pour vous que pour votre compagnon. En effet parfois le problème peut venir de spermatozoïdes trop paresseux.

Le test de grossesse était positif

C’est très rare, ça arrive dans 1% des cas. C’est la marge d’erreur. Malgré un test de grossesse positif, il se peut que vous ne soyez pas enceinte. C’est pourquoi, avant d’établir un pronostic clair, vous devez faire une prise de sang pour vérifier si une grossesse est en cours.

otherJe suis à ma 4ème FIV

On ne compte pas le nombre de couples qui après deux ou trois tentatives de Fécondation in vitro (FIV) abandonnent pour adopter un enfant. Puis ils arrivent à avoir un bébé le jour où ils reçoivent l’attribution de la garde d’un enfant. Ces échecs proviennent parfois d’un blocage psychologique : la peur de ne jamais avoir d’enfant… Il faut garder espoir, à la 7ème FIV, ça peut marcher par exemple. Le mieux, c’est de faire une pause de 6 mois minimum afin de limiter le côté obsessionnel.

13. Je veux un enfant, pas lui

La plupart du temps, on a envie d'un enfant au même moment. On se sent prêts et tout va bien. Mais il arrive aussi que l'on soit seule face à ce désir d'enfant. On a beau revenir sur la question, il refuse obstinément. Comment régler ce conflit qui vous oppose?

Rassurez-le

Parfois, les hommes ne se sentent pas suffisamment à la hauteur pour avoir un bébé. Il est alors bienvenu de rappeler à l'homme que vous aimez qu'il fera un bon papa. Vous vous êtes engagée avec lui, vous l'avez choisi parce qu'il a tous les atouts pour devenir le père de vos enfants. Rappelez-lui aussi que le père idéal n'existe pas… tout comme la mère parfaite. A l'idée de l'arrivée d'un bébé dans la famille, certains hommes paniquent. Ils craignent de ne plus être le seul objet d'attention de leur conjointe et ont peur d'être délaissés. Expliquez-lui que l'amour que vous lui portez est différent de celui que vous porterez à votre enfant, et qu'en aucun cas l'un ne prendra la place de l'autre. Ce sera comme avant ou presque. Montrez-lui qu'avec un peu d'organisation, son quotidien ne deviendra pas un enfer. Il veut vous emmener dîner comme avant ? Pas de problème, vous faites garder le bébé par la baby-sitter. Rappelez-lui aussi, par exemple, que le fait de se lever la nuit ne dure que quelques mois et non des années.

otherUn vrai conflit entre lui et vous

Vous en avez discuté mille fois. Il ne veut pas d'enfant et sa décision semble irrévocable. C'est le clash. Vous ne comprenez pas sa réaction. Et son non-désir absolu d'être père ne correspond pas à votre projet de vie. Il y a une vraie cristallisation du conflit. Et mieux vaut le découvrir assez vite. Et en tirer la conclusion qui s'impose : ce n'est ni l'homme de votre vie ni le père de vos futurs enfants

otherLe forcer : une mauvaise idée?

Vous pouvez tout tenter, comme le chantage affectif (« si tu ne me fais pas un bébé, je te quitte ») en espérant qu'il finira par craquer. Mais le forcing, ça ne marche jamais. Inutile donc d'insister lourdement sur le sujet. Autre tentation aussi fréquente que stérile : lui faire un enfant dans le dos (oubli volontaire de la pilule par exemple) en espérant qu'à la naissance du bébé, sa fibre paternelle s'éveillera comme par magie. Attention danger : un jour ou l'autre il vous le reprochera. Seule solution : l'amener en douceur à prendre lui-même la décision. Soyez patiente. Il n'est pas prêt mais il peut le devenir si vous vous montrez diplomate et compréhensive. C'est important qu'il sache que vous respectez son choix sans pour autant renoncer au vôtre. Ce n'est pas un bras de fer mais une décision essentielle pour l'avenir de votre couple, et cette décision se prend à deux

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14. PMA : préserver son couple

Ne pas réussir à faire un enfant, c'est l'une des pires épreuves dans la vie d'un couple. Colère, tristesse, honte, tous ces sentiments affluent, liés à l'impuissance de réaliser son désir. Entre tensions et découragement, il faut traverser quelques zones de turbulence. Quelques conseils pour en ressortir plus unis.

otherParler, toujours parler

Plus le couple échange, mieux il surmontera ce parcours difficile, qu'il y ait ou non un enfant à la clé. Il faut dire ce que l'on ressent dans son corps et dans sa tête, même si c'est douloureux. Peu importe si cela soulève un conflit, il ne pourra que mieux se résoudre. L'homme a son mot à dire : montrer à sa compagne qu'il est à ses côtés, qu'ils mènent ce combat ensemble et qu'il est là pour la soutenir. Les femmes, elles, doivent aider leur compagnon à exprimer ses sentiments? en l'interrogeant ou en commençant par lui raconter ce qu'elles ressentent. Cette écoute, cet échange et ce désir commun pour lequel on se mobilise ensemble ne peuvent alors que rapprocher les deux partenaires.

otherAccepter de se faire aider

Si aucune grossesse ne s'est déclarée dix-huit mois plus tard (ou un an pour les femmes au-delà de 35 ans), le couple doit franchir une étape souvent difficile : faire le deuil d'un enfant conçu naturellement et demander de l'aide. Pas facile, car dans notre inconscient, le bébé est toujours le fruit d'une rencontre charnelle, d'un tête-à-tête amoureux. Or là, le couple doit accepter qu'un médecin pénètre dans son intimité, l'interroge, le conseille? La pudeur et l'ego sont souvent malmenés.

Rester amants... pour le plaisir

Une aussi mauvaise image de soi ne peut qu'altérer sa relation avec les autres, notamment avec celui ou celle qu'on aime. Chacun risque de se renfermer sur lui-même, sur sa souffrance, perdant peu à peu le contact avec l'autre. D'autant plus que les nombreux examens, la fatigue, les contraintes du traitement et les modifications du corps de la femme (elle a l'impression d'avoir gonflé) ne prédisposent pas aux retrouvailles sur l'oreiller. Et pourtant, il est primordial que le couple parvienne à garder une sexualité ludique, hors du temps et loin de ses préoccupations. Alors, n'hésitez pas à multiplier les dîners aux chandelles, les escapades en amoureux, les massages, etc. Tout ce qui vous rapproche, éveille vos sens et aiguise votre désir.

otherDéculpabiliser pour préserver le couple

Le couple va être soumis à une multitude d'examens pour tenter d'identifier la cause de cette infertilité. Une cause qui devient vite une « faute » dans l'esprit de l'un ou de l'autre. De là à penser qu'on est moins homme ou moins femme parce qu'on ne peut pas concevoir un enfant, il n'y a qu'un pas... Quand aucune cause n'est identifiée, c'est encore pire. La femme prend l'infertilité à son compte, persuadée que c'est dans sa tête.

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15. Où en est votre fécondité ? Faites le bilan

Vous voulez un bébé. Mais voilà déjà deux ou trois mois que vous essayez et cela ne marche pas. Avant de consulter un spécialiste de l’infertilité, il serait plus judicieux de faire le point sur votre fécondité. Vous êtes vous jamais posé ces huit bonnes questions pour savoir où vous en êtes?

Avez-vous le « bon » âge?

Sur un plan strictement biologique, il y a une période idéale pour faire un bébé. Il s’agit de la tranche d’âge 25-30 ans. Les cinq années qui précèdent ou suivent ne sont pas mauvaises mais un peu moins bonnes. Enfin, après 38 ans, les médecins observent une chute dans le taux de fertilité chez les femmes. Il est naturel : chaque femme naît avec un stock d’ovocytes dans ses ovaires et au fur et à mesure des mois, cette réserve diminue. A chaque cycle, on a ainsi 25 % de chances de faire un bébé à 25 ans, mais on n’en a plus que 12 % à 35 ans, 8 % à 40 ans et 2 % à 42 ans.

otherOù en est votre fécondité? Faites le bilan

Vous voulez un bébé. Mais voilà déjà deux ou trois mois que vous essayez et cela ne marche pas. Avant de consulter un spécialiste de l’infertilité, il serait plus judicieux de faire le point sur votre fécondité. Vous êtes vous jamais posé ces huit bonnes questions pour savoir où vous en êtes?

Vos règles sont-elles régulières?

Les règles sont le signe que l’ovulation fonctionne normalement. Petit rappel : 14 jours après l’ovulation, la muqueuse utérine, ne contenant pas d’embryon, se désagrège sous forme de « menstrues », les règles. Donc lorsqu’on a des règles régulières, c’est bon signe. Attention, sous pilule, c’est différent car l’ovulation est bloquée et les saignements qui surviennent après trois semaines de pilule sont des « hémorragies de privation », liées au manque d’hormone lors de la semaine d’arrêt. Si les règles sont irrégulières, c’est-à-dire que les cycles durent moins de vingt jours ou trente-cinq jours, voire plus, ou si les règles apparaissent de loin en loin, mieux vaut consulter.

otherFaites-vous suffisamment l’amour?

Entre le rythme de vie trépidant et le stress, les câlins passent parfois au second plan. Or, pour que ça marche, il faut que le rythme suive côté sexe. En clair : faire l’amour tous les deux jours.

otherFaites-vous l’amour quand il faut?

Pour être fécondants, les rapports sexuels doivent avoir lieu dans la fenêtre de fécondité. Elle est étroite : à peine trois jours. Elle prend en compte à la fois l’ovulation et la durée de vie des spermatozoïdes. C’est donc dans les trois jours qui précèdent et incluent l’ovulation que les câlins sont les plus efficaces. Certains signes annoncent la prochaine ovulation : l’aspect de la glaire (elle devient comme filante si on la touche avec les doigts), la température augmente légèrement, les filles vraiment bien réglées peuvent donc tenir un calendrier assez fiable. Enfin, les tests d’ovulation, vendus en pharmacie, s’avèrent utiles.

otherEtes-vous suffisamment zen?

Il est souvent compliqué de rester détendue et de ne pas virer obsessionnelle quand l’envie du bébé est là. Pourtant, il faut savoir rester zen. C’est souvent quand on ne focalise pas sur le bébé que la grossesse commence. Pour vous aider, certaines médecines douces (homéopathie ou tisanes de phytothérapie) apportent des solutions contre l’anxiété et la nervosité qui troublent la libido côté femme et côté homme.

otherOù en est votre fécondité? Faites le bilan

Vous voulez un bébé. Mais voilà déjà deux ou trois mois que vous essayez et cela ne marche pas. Avant de consulter un spécialiste de l’infertilité, il serait plus judicieux de faire le point sur votre fécondité. Vous êtes vous jamais posé ces huit bonnes questions pour savoir où vous en êtes?

Votre hygiène de vie favorise-t-elle une grossesse?

Saviez-vous que le tabac altère la qualité des ovules, diminue la production des œstrogènes (les hormones féminines), ralentit le flux sanguin et rend la paroi utérine moins accueillante pour la nidation? Du coup, le délai pour être enceinte est doublé. Plus d’hésitation, arrêtez de fumer avec l’aide d’un tabacologue avant de faire un bébé

otherÊtes-vous au top de votre forme?

Simple question de bon sens, plus vous êtes en forme, mieux votre corps fonctionne dans tous les domaines, y compris celui de la reproduction. Alors, faites le plein de vitamines et minéraux. Privilégiez le zinc, l’iode, mais aussi le magnésium, le calcium, le fer, les vitamines C, E, B9, B1 et B6. A trouver de préférence dans votre alimentation. En revanche, attention aux excitants (café, thé et boisson à la caféine) qui peuvent ralentir la venue de la grossesse chez certaines.

otherÊtes-vous prête sur le plan médical?

Les médecins conseillent de plus en plus de consulter avant même l’arrêt de la contraception afin de faire le point sur votre état de santé. Il recherchera ainsi les infections comme les Chlamydiae qui entraînent des stérilités, ou certaines malformations qui compromettraient la grossesse et vous vaccine contre la rubéole si c’est nécessaire. Quand on est en bonne santé, le délai moyen pour faire un bébé se situe entre 6 et 12 mois. Inutile donc de consulter trop tôt un spécialiste de l’infertilité.

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16. 10 questions sur l'ovulation

L'ovulation, c’est le bon moment pour faire un bébé. Celui où votre corps libère l’ovocyte qu’un spermatozoïde pourra féconder. Découvrez tous ses mystères en 10 questions réponses.

De quoi s’agit-il exactement?

C’est le moment précis où l’ovaire libère un ovocyte pour qu’il puisse être fécondé par un spermatozoïde. Tout commence par l’intervention de l’hormone folliculo-stimulante (FSH). Elle provoque la maturation d’un follicule qui migre peu à peu à la surface de l’ovaire. Une deuxième hormone, la LH (l’hormone lutéinisante), déclenche au 14e jour la libération de l’ovocyte enfermé dans le follicule. Il circule désormais dans la trompe de Fallope. Parallèlement, le reste du follicule est transformé en “corps jaune” qui produit des œstrogènes et de la progestérone. Ces deux hormones préparent la muqueuse de l’utérus pour la rendre accueillante en cas de fécondation. Mais si l’ovocyte n’est pas fécondé dans les 24 heures, le taux des hormones d’œstrogènes et de progestérone chute. La muqueuse de l’utérus est alors éliminée : ce sont les règles.

otherQuand survient-elle réellement?

Cela dépend beaucoup de votre cycle. En général, les règles ont lieu tous les 28 jours et l’ovulation survient 14 jours avant les suivantes. Quand le cycle est plus long, l’ovulation est donc plus tardive dans le cycle. Mais comme il s’agit d’un processus hormonal, il est aussi très fluctuant et peut être décalé sous l’effet d’une émotion, d’un stress… Ainsi, une étude a montré que l’ovulation peut en réalité survenir entre le 6e et le 21e jour.

Est-ce douloureux?

Non. Mais certaines femmes ressentent comme un petit pincement au niveau de l’ovaire, côté droit ou gauche alternativement.

Peut-on la reconnaître en observant la glaire cervicale?

Oui. La glaire est cette substance sécrétée par le col de l’utérus sous l’influence directe des hormones sexuelles. A l’approche de l’ovulation, elle devient transparente et filante. Si vous en mettez entre deux doigts, elle s’étire comme un élastique : cette texture permet aux spermatozoïdes de franchir le col de l’utérus. Aux autres moments du cycle, elle change d’aspect et d’acidité et ne favorise pas la progression des spermatozoïdes.

Peut-on ovuler pendant ses règles?

Exceptionnellement, oui. Cela peut arriver lorsque les cycles sont très courts (21 jours) et les règles un peu longues 6-7 jours.

A-t-on plus chaud à ce moment-là?

Très légèrement, puisque la température monte de quelques dixièmes. Mais cette hausse n’est pas suffisante pour être ressentie physiquement. Et surtout, elle survient… le lendemain de l’ovulation

otherA quoi sert une courbe de températures?

Noter chaque matin sa température permet de faire le point sur d’éventuels troubles de l’ovulation bien plus que pour repérer l’ovulation. Il suffit de prendre tous les matins, au réveil, sa température. Que la voie soit rectale, buccale ou sous les aisselles, peu importe, mais la méthode doit être la même chaque jour. Néanmoins, il est préférable de ne pas suivre sa courbe de température au-delà de trois cycles, sous peine de devenir esclave de celle-ci.

Qu’est-ce qui peut empêcher une ovulation?

Il y a de multiples raisons médicales comme l’hypothyroïdie, le diabète, un problème de poids (surcharge ou même insuffisance pondérale)… Mais aussi des événements du quotidien : une émotion forte liée à un décès par exemple, une activité sportive intense, etc.

Ovule-t-on quand on n’a pas de règles?

En théorie, non car les règles sont l’élimination de la paroi de l’utérus qui s’est épaissi suite à l’ovulation. Les médecins parlent d’une « dysovulation », autrement dit une ovulation capricieuse Mais dans de rares cas, on peut ovuler alors que l’on n’a pas été réglée depuis plusieurs mois.

L’ovulation varie-t-elle avec l’âge?

Plus on avance en âge, plus l’ovulation est capricieuse et anarchique. C’est pour cela que la fertilité baisse ou que le risque de jumeaux est multiplié. En arrivant vers 40 ans, il arrive que l’on relâche deux ovocytes au lieu d’un et les deux peuvent être fécondés.

17. Envie d'un bébé ? Votre check-up santé

Avant même d'arrêter sa contraception, une 'visite préconceptionnelle' chez le médecin est conseillée. L'occasion de faire un vrai bilan de santé pour augmenter ses chances d'être enceinte, évacuer tout obstacle à la grossesse, et partir sur de bonnes bases.

Prenez rendez-vous avec votre médecin

Plusieurs maladies peuvent interférer avec le développement embryonnaire et provoquer des malformations chez le bébé. C'est le cas de la toxoplasmose, la rubéole et la syphilis. Les virus des hépatites B et C se transmettent, eux, facilement au foetus. Se faire dépister avant la grossesse permet de prendre les dispositions nécessaires. Si vos tests révèlent que vous êtes immunisée contre la toxoplasmose, la rubéole et l'hépatite B, cap sur la sérénité. Dans le cas contraire, vous n'êtes pas à l'abri d'une infection.

Les maladies chroniques

En cas de maladie chronique telle que l'asthme, l'hypo ou l'hyperthyroïdie, l'hypertension, le diabète, ou encore une dépression, consultez votre spécialiste. Avant toute grossesse, le médecin s'assurera que votre maladie est stabilisée et vous conseillera sur les précautions à prendre.

Les bons réflexes santé : zéro cigarette!

Mieux vaut arrêter le tabac avant d'être enceinte. En effet, il altère la qualité des ovules, diminue la production des oestrogènes, ralentit le flux sanguin et rend la paroi utérine moins accueillante pour la nidation. Conséquence : le délai pour être enceinte est doublé et les fumeuses font plus de fausses couches spontanées que les non-fumeuses. Elles ont aussi deux fois plus de risque de faire une grossesse extra-utérine. Si vous arrêtez de fumer avant la conception, la plupart de ces risques disparaissent assez rapidement.

otherDes boissons mais sans alcool

L'alcool, sous toutes ses formes, est responsable de malformations ou de troubles chez 200 nouveau-nés chaque année en France. Alors dès maintenant, optez pour des jus de fruits pressés ou des apéritifs sans alcool et buvez beaucoup d'eau pour vous hydrater et éliminer les déchets de votre organisme.

Pour tout savoir sur les dangers du syndrome d’alcoolisation fœtale, voir aussi notre article : « Zéro alcool pendant la grossesse »

otherPrudence avec les médicaments

Evitez l'automédication, à l'exception de l'homéopathie et du paracétamol (en quantité raisonnable !). De nombreux médicaments peuvent provoquer des malformations de l'embryon au moment de la division cellulaire, en tout début de grossesse, avant même que vous n'ayez connaissance de votre état.

Une hygiène de vie au top

Certains nutriments jouent un rôle clé dans votre fertilité : la vitamine E et le zinc notamment. La vitamine B9 est également importante, dans les mois qui précèdent la grossesse, pour diminuer le risque de malformation du tube neural. A l'inverse, trop de caféine (café mais aussi thé et coca-cola) diminue la fertilité.

Des dents saines

Une infection des gencives ou la présence de caries non traitées peuvent prendre de l'ampleur et toucher les tissus qui supportent les dents. Et cela peut augmenter le risque de retard de croissance in utero et d'accouchement prématuré. Alors n'attendez pas pour prendre rendez-vous chez le dentiste : si vous avez besoin d'une anesthésie locale à la xylocaïne, elle est encore possible, elle ne le sera plus pendant la grossesse.

Ni trop, ni trop peu

Etre trop maigre ou trop grosse entraîne des troubles de l'ovulation ce qui compromet la fertilité. Pour savoir si vous êtes concernée, utilisez l'indice de masse corporelle (IMC). Si le résultat se situe entre 19 et 25, tout va bien!

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18. Mettez toutes les chances de votre côté

C'est décidé, cette année, vous faites un bébé. Avant même l'arrêt de la contraception et la mise en route de la grossesse, vous pouvez profiter de cette période pour booster votre fertilité et préparer le terrain à votre futur enfant.

A 25 ans, c'est plus facile qu'à 40

Notre horloge biologique est implacable, il suffit de regarder les chiffres pour s'en convaincre. A 25 ans, vous avez 25 % de chances d'être enceinte à chaque cycle, à 35 ans, ce chiffre dégringole à 12 % et à 42 ans, il ne dépasse pas 6 %. On sait aussi qu'avec les années qui passent, le risque de fausse couche augmente, tout comme celui de transmettre une anomalie au bébé. Et côté forme, une grossesse après 35 ans, ce n'est pas toujours simple : augmentation des risques de diabète, d'hypertension artérielle... Bref, ne tardez pas trop pour réaliser votre projet d'enfant. Et faites passer le message au futur papa : à partir de 35 ans, sa fertilité va décliner lentement à cause de spermatozoïdes moins mobiles et moins nombreux. Une étude anglaise a ainsi montré que la probabilité de concevoir était divisée par deux chez les hommes de 40 ans comparés à ceux de 24 ans. Et après 45 ans, la qualité de sperme va également se dégrader, entraînant une augmentation des risques de fausse couche spontanée ou la transmission de maladies ou de malformations au bébé. Alors messieurs, mieux vaut ne pas trop tergiverser!

otherOn adopte la bio attitude

Entre les produits ménagers, les cosmétiques, le placard du bricoleur ou celui du jardinier, les molécules chimiques ont envahi notre quotidien. Et les scientifiques sont inquiets. En cinquante ans, la production de spermatozoïdes a chuté de moitié et les malformations génitales chez les bébés ont doublé. Au banc des accusés, les phtalates, le formaldéhyde, les parabens, le bisphénol A... Par mesure de précaution, mieux vaut donc limiter les sources d'exposition et adopter quelques bons réflexes. Employez avec modération les aérosols et produits d'entretien et préférez toujours ceux qui portent un éco-label. Diminuez l'utilisation de pesticides pour vos plantes d'appartement ou votre jardin. Limitez les cosmétiques, lotions ou crèmes parfumés, et choisissez plutôt un bon basique, si possible bio. Bref, à votre domicile, supprimez tous les produits superflus et surtout, aérez au minimum durant quinze minutes deux fois par jour.

De février à mai, c'est le meilleur moment

La production de spermatozoïdes est variable selon les saisons. Dans l'hémisphère Nord, la période la plus propice s'étend de février à mai. Selon les scientifiques, cette hausse s'explique vraisemblablement par l'allongement de la durée de la lumière du jour qui retentit sur les sécrétions hormonales, comme c'est le cas pour différentes espèces animales. Ce phénomène, appelé photopériode, pourrait aussi expliquer pourquoi les enfants nés en hiver ou au printemps ont un poids de naissance un peu plus élevé et sont un peu plus grands que les autres. Ils auraient bénéficié en début de grossesse d'un meilleur apport en vitamine D, favorisé par un ensoleillement plus important.

Des repas équilibrés et un juste poids

Il n'y a pas de recette miracle. Pour faire un bébé, manger de tout en quantité raisonnable reste la meilleure règle nutritionnelle. Il est donc inutile de se jeter sur des vitamines ou autres nutriments. Sauf en cas de carence avérée et après avis de votre médecin. D'ailleurs, les recommandations des autorités de santé sont claires. Le seul complément à prendre systématiquement, c'est l'acide folique ou vitamine B9. Prescrit un mois avant la date présumée de la conception et jusqu'à la fin du 1er trimestre de grossesse, il réduit notablement les risques de malformations chez le bébé. Une récente étude américaine préconise même de l'administrer un an avant la conception pour réduire également les risques de prématurité. Gardez aussi un oeil sur votre balance : un surpoids important ou une maigreur excessive peuvent entraîner des troubles de l'ovulation (anomalie, voire absence totale) et donc des difficultés à faire un bébé. Et dans les deux cas, c'est aussi une source de complications pendant la grossesse avec des risques de diabète gestationnel, d'hypertension artérielle, de retard de croissance intra-utérin ou de prématurité. Pour savoir où vous vous situez, faites ce rapide calcul : divisez votre poids par votre taille au carré. Si le résultat de votre indice de masse corporelle (IMC) se situe entre 19 et 25, c'est parfait. Ne changez rien.

Un bilan de santé pour tout vérifier

Avant d'arrêter toute contraception, consultez votre gynécologue. Cela permet, si nécessaire, de booster votre fertilité ou d'éviter un éventuel problème lors de la grossesse. Après un bilan gynécologique et un examen clinique (pression artérielle, auscultation du coeur...), votre médecin vous prescrit des examens complémentaires pour vérifier notamment si vous êtes immunisée contre la toxoplasmose et la rubéole. Dans le cas contraire, des conseils adaptés et une vaccination vous permettent d'éviter ces infections graves pour un bébé. Vous pouvez aussi bénéficier d'un dépistage du sida, des hépatites B et C, du diabète... La liste n'est pas exhaustive. Votre médecin prodigue aussi une foule de conseils utiles pour une grossesse sans nuages.

L'amour souvent et sans stress

Pas facile de repérer les jours les plus propices à la fécondation. Théoriquement les femmes ovulent le 14e jour avant la date de leurs prochaines règles. Mais souvent c'est un peu plus tôt, voire un peu plus tard. Et si le cycle n'est pas très régulier, cette comptabilité tourne au vrai casse-tête. Pour repérer la bonne fenêtre de tir, vous pouvez tester divers stratagèmes. Pour les plus nature, il suffit de rester à l'écoute de son corps : une légère douleur au niveau de l'ovaire et la sécrétion de glaire cervicale dans le vagin signalent l'ovulation. Pour les plus méthodiques, vous pouvez observer chaque mois vos courbes de températures. Cela donne une bonne indication sur le déroulement de votre cycle, mais reste contraignant et un peu aléatoire. Enfin, pour les femmes pressées, il existe en pharmacie des tests d'ovulation. Placés au contact de l'urine, ils permettent de connaître 24 à 48 heures à l'avance, le moment propice. Mais il faut parfois en utiliser plusieurs et leur coût à l'unité reste assez élevé (30 euros en moyenne). Pour les gynécologues, foin de tout cela... Pas besoin de viser juste, c'est inutilement stressant. Des études ont en effet montré qu'une augmentation des hormones du stress, dont le cortisol, peut affecter le fonctionnement des ovaires et aussi entraver la production de spermatozoïdes. Alors relax... Et faites l'amour régulièrement, deux à trois fois par semaine. A ce régime, plutôt plaisant, la majorité des grossesses survient dans les six mois après l'arrêt de la contraception. Si au bout d'un an, vous ne voyez rien venir, mieux vaut consulter. Pour les femmes de plus de 35 ans ou celles qui ont des troubles de l'ovulation, ramenez ce délai à six mois. A cet âge plus la prise en charge est précoce, plus grandes sont les chances d'obtenir une grossesse.

Prudence sur les médicaments

En règle générale, évitez l'automédication. Et si vous suivez un traitement, prévenez le médecin de votre projet de bébé car certaines molécules sont incompatibles avec une grossesse. De nombreux médicaments passent en effet la barrière placentaire et peuvent provoquer des malformations de l'embryon avant même que vous n'appreniez que vous êtes enceinte. Pour les futurs papas, il faut le savoir, certains médicaments peuvent retentir sur leur fertilité. C'est le cas notamment de certains médicaments utilisés pour traiter l'hypertension artérielle, les ulcères, la dépression, la calvitie...

Les spermatozoïdes : au top quand ils sont au frais

Les testicules de nos hommes n'aiment pas avoir trop chaud. Pour produire des spermatozoïdes, elles doivent être en effet à une température inférieure à celle du corps. Un système de "climatisation" très sophistiqué y contribue naturellement, mais mieux vaut lui éviter une surchauffe. En effet, des études ont montré des altérations de la semence masculine chez des professionnels exposés à de hautes températures, comme les cuisiniers ou les sidérurgistes, mais aussi chez ceux qui restent quotidiennement assis de longues heures, au volant d'un véhicule par exemple. Le port de pantalons trop serrés, tout comme l'utilisation prolongée d'un portable installé sur les genoux, ou l'abus des saunas ou autres jacuzzis ont également été pointés du doigt.

Tabac et alcool, on zappe!

"Fumer nuit à la fertilité" ! C'est inscrit en gros sur les paquets de cigarettes. Des études ont en effet montré sans ambiguïté que la nicotine avait des effets négatifs sur la qualité des ovocytes et sur la mobilité des spermatozoïdes. Pour preuve, le tabagisme d'un des deux partenaires suffirait à doubler le délai nécessaire pour concevoir un enfant. Certains centres de FIV demandent d'ailleurs aux couples d'arrêter de fumer avant de s'engager dans un programme d'assistance médicale à la procréation (AMP). Même discours pour l'alcool. Dès que vous avez arrêté votre contraception, plus une goutte ! Si en termes d'impact sur la fertilité, rien n'a été prouvé, l'alcool peut avoir des conséquences dramatiques pour votre futur bébé, surtout au moment de la formation de l'embryon. Et dans ces tout premiers jours, vous ne saurez pas forcément que vous êtes enceinte.

19. Combien de temps pour être enceinte ?

Quand on a décidé d'avoir un enfant, c'est qu'on se sent prête. On voudrait que cela vienne vite, accélérer le temps. Or, dans ce domaine, la patience est indispensable.

Après une contraception, quand essayer de faire un bébé?

Après la pilule : inutile d'attendre ! Dégagée de tout contraceptif hormonal, l'ovulation reprend. Parfois avec caprice, et irrégularité même si cela est rare (2 % des cas environ). La plupart du temps, l'ovulation reprend dès l'arrêt de la pilule, il n'y a alors aucune objection médicale à faire un essai de bébé. Si l'ovocyte est là, il peut être fécondé.

Pour les autres modes contraceptifs : feu vert immédiat. Stérilet, patchs, implants, spermicides... Toutes ces méthodes ont des effets contraceptifs réversibles immédiats. Il n'est donc pas nécessaire d'attendre un quelconque délai avant d'essayer de faire un bébé. Sachez également que si une grossesse survient alors que vous portez toujours un stérilet, cela ne compromet pas forcément la grossesse : le médecin tente de le retirer. S'il n'est pas accessible, il pourra rester en place.

En combien de temps en moyenne tombe-t-on enceinte?

Patience, patience, il faut compter en moyenne 18 mois pour concevoir un bébé. Mais chaque couple est différent et certains y arrivent dès le premier mois. En général, 80 % des couples ont réussi à faire leur bébé au bout d'un an. Mais plus le temps passe, plus cela montre une certaine difficulté. Si au départ, un couple a 25 % de chances par cycle d'obtenir une grossesse, au bout d'un an, ce chiffre passe à 12 %, et à 7 % au bout de deux ans. C'est pourquoi il est conseillé de consulter au bout de deux ans sans grossesse.

otherCombien de temps attendre avec une aide médicale?

Comptez un an. Ce n'est pas parce qu'on est aidée par la science que les choses vont plus vite. Une fois tous les bilans effectués et le diagnostic d'infertilité posé, les traitements commencent. L'efficacité n'est pas immédiate. On compte en moyenne entre 6 mois à un an pour qu'une grossesse commence. Un temps qui peut paraître long, surtout que les traitements sont lourds.

otherDes cas particuliers

Certaines situations exigent parfois un délai avant de se lancer dans une grossesse. Notamment quand on souffre d'une maladie chronique puisqu'il est préférable que la maladie soit stabilisée au préalable. Après certaines opérations de la sphère génitale (conisation du col, par exemple), les médecins préconisent également d'attendre trois ou quatre mois avant d'être enceinte. Enfin, après un traitement contre un cancer du sein, il est également conseillé d'attendre environ deux ans avant de tenter l'aventure.

Après 35 ans

Il faut se presser. A partir de 35 ans, les médecins considèrent que le délai de deux ans préconisé avant une consultation n'est plus valable. Car la fertilité des femmes diminue nettement à partir de cet âge-là. Aussi, une seule année de tentative suffit pour ensuite consulter un médecin. Et plus on souhaite faire un bébé 'tard', moins il faut attendre.

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20. 10 raisons de faire le petit troisième

On fait le premier avec émotion. Et le deuxième dans la foulée parce qu'on ne veut pas d'enfant unique. Mais pour le troisième, c'est une autre histoire? On réfléchit, on hésite. 10 arguments en faveur de l'ambiance « couches, biberons, berceuses »

otherUn bébé, dur dur d'y renoncer

Dur, dur, de se dire qu'on ne tiendra plus jamais une toute petite crevette dans les bras? L'émotion des premiers sourires, l'odeur exquise de la peau des nourrissons? on voudrait que ça ne s'arrête jamais. Et c'est une bonne raison de faire un petit troisième.

Il n'est pas trop tard

Beaucoup de femmes ont désormais leur premier enfant après 35 ans. Vous, vous avez deux longueurs d'avance. Expérimentée mais pas encore ménopausée, vous avez tout bon ! Si c'est une grossesse tardive, vous serez l'objet de toutes les attentions de la part des obstétriciens, sans passer non plus pour une dangereuse inconsciente.

Vous êtes devenue une vraie pro

Pour le premier, on essuie les plâtres. Pour le deuxième, on prend de l'assurance mais on fait encore quelques erreurs. Et le troisième enfant, on en profite à fond. Vous serez moins angoissée. Les pleurs, les petites maladies, la diversification alimentaire, tout cela n'a plus de secret pour vous. Vous voilà au top de vos compétences parentales. Ce serait dommage de ne pas en faire profiter un petit dernier?

Vos enfants seront plus ouverts

Selon certains psys, les véritables fratries commencent à trois : pour un jouet ou pour tout autre petit privilège, il faut discuter et apprendre à partager. De quoi faire de vos bambins de futurs adultes communicatifs et généreux? qui, en attendant, seront ravis d'être responsabilisés dans le pouponnage du petit dernier. Un nouvel enfant, c'est une fête, un regain d'énergie pour le couple et la famille.

Pas besoin de déménager

Une chambre par enfant, ce n'est pas un passage obligé. Vos aînés seront peut-être même ravis de partager le même terrain de jeux et de dormir ensemble. Eventuellement, vous pourrez investir dans une mezzanine. Et le nouveau venu pourra être au calme, de son côté, tant qu'il vit à un rythme différent.

Le renouvellement des générations, c'est une bonne action

Malgré un taux de fécondité de deux enfants par femme en moyenne en 2006, les femmes sont de moins en moins nombreuses à procréer. Donc si vous êtes l'heureuse maman de trois bambins, vous participez au renouvellement des générations. L'Etat vous a la bonne (voir point suivant).

Familles nombreuses, familles heureuses

Ce n'est pas un argument décisif, mais ça compte : pour 3 enfants, les allocations familiales sont plus élevées (de 119,13 ? pour deux enfants à 271,15 ? pour trois enfants), et vous aurez une part supplémentaire qui vous permettra de payer moins d'impôts. Enfin, vous bénéficiez de la carte Famille nombreuse, avec des réductions sur vos transports et loisirs.Voir aussi notre fiche droits sur les allocations familiales.

Un nouveau départ

Entre le 2e et le 3e, vous avez parfois changé de compagnon, refait votre vie. Ce bébé-là est celui qui scelle votre nouveau couple, et qui va tout changer?

A vous le dernier monospace

Monsieur sera ravi de trouver enfin la bonne excuse pour changer la voiture devenue trop petite et trop vieille. Et vous, d'investir dans tous ces petits gadgets que vous ne vous êtes pas payés pour les premiers.

26 semaines de congé de maternité

La durée légale du congé de maternité est normalement de 16 semaines, mais il est rallongé? de 10 semaines si vous vous décidez à faire le petit troisième ! 8 semaines avant la naissance et 18 après, de quoi profiter pleinement de ce nouveau petit bout de chou.Consultez notre fiche droits sur le congé maternité.M.C